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 A lonely borderline camp.

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Dante Crawford
Ophidian
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MessageSujet: A lonely borderline camp.   Mer 9 Fév - 9:50

{Ce rp se déroule huit ans avant l'époque actuelle.}

Six mois... Voila six long mois que Dante était en garnison sur l'avant-poste de l'empire. Depuis son mirador, la vision artificielle du cyborg traversait la fumée de sa cigarette pour scruter la terre brûlée au mortier et encore fumante à l'orée de cette immense forêt où le vert se disputait avec le noir pour couvrir les cimes des arbres sous un ciel qui ne semblait pas vouloir s'éclaircir depuis plus de deux mois. Les indigènes qu'on avait trouvé ici se terraient dans les bois et empêchaient la progression de l'empire depuis trop longtemps déjà.
Depuis le temps les troupes de sa majesté n'avaient pas progressé d'un pouce. Et, à voir le terrain, on pourrait penser que c'était avec la forêt elle-même que l'on était en guerre. La lisière avait reculé d'une trentaine de mètre sur lesquels s'amoncelaient les troncs et les souches calcinées. Toutes les patrouilles que l'on envoyait en reconnaissance dans les bois revenaient le plus souvent en deux morceaux... Ces sauvages n'avaient que les armes les plus rustiques qu'aucun Ophidian n'avait jamais vu.
Si seulement l'ennemi se décidait à quitter les bois pour lancer une attaque massive, il ne prendrait que quelques minutes aux troupes de l'empire pour balayer la menace et traverser ce bois.
Au lieu de cela, ils restaient tapis dans cette forêt qu'ils connaissaient par coeur.

Et, alors que le spleen gagnait le camp et que les soldats moroses occupaient leurs postes avec bien peu d'enthousiasme. Les rigueurs du climats et l'attente perpétuelle ne semblait pas avoir d'effet sur ce soldat au masque de fer, qui passait des heures à surveiller les bois depuis une des tour érigée dans un des coins du campement, toujours le fusil sur l'épaule, quelque fois sa détonation résonnait sur le camp et l'on savait qu'un ennemi s'était approché trop prés de la lisière des bois et ne se relèverait jamais. Ce soldat n'avait jamais eu l'air spécialement enthousiaste, mais il continuait à exercer son devoir sans se plaindre, enfin, sans dire un mot comme toujours.

Pourtant, ce jour, était spécial et ce soldat serait bientôt appelé à quitter son poste plus tôt qu'à son habitude. Ainsi l'heure approchait et Dante réactiva la sécurité de son arme et passa l'arme à son épaule et descendit l'échelle. Un jeune promu de l'armée devait rejoindre le camp pour mener une nouvelle expédition dans les bois. Dante, en tant que l'un des meilleurs soldats de sa section avait été choisit pour accueillir le jeune Lieutenant colonel pour son arrivée.

Au pas de course le tireur d'élite traversa le campement, se débarrassant au passage du mégot de sa cigarette dans un des braseros pour permettre aux soldats de se réchauffer pendant leur temps libre.
Deux minutes furent suffisantes pour rejoindre le portail sud avec le groupe d'hommes sélectionnés pour accueillir le nouveau chef qui allait débarquer.

Et voila comment Crawford se retrouva en ligne avec d'autres camarades, en ligne, formant un couloir pour le convoi de blindés qui ne tarderait pas à franchir les portes du campement.
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Domenic T. Darius
Ophidian
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MessageSujet: Re: A lonely borderline camp.   Lun 14 Fév - 0:31

Tout cela était ridicule, songeait le jeune soldat. Car au fond, il ne croyait pas être plus que cela; un simple soldat. Il avait certes sauvé la vie de cinquante de ses compagnons… Mais ça ne faisait pas de lui un héros, bon sang. Il n’avait que vingt ans et en était pleinement conscient. Et il doutait fortement que même les ordres de l’Impératrice puissent convaincre des soldats expérimentés de se plier aux ordres d’un gosse à peine sorti des camps d’entraînement. Un coup de chance. En fait, si son commandant n’avait pas été un parfait imbécile et avait préparé la mission correctement, il ne se serait jamais fait remarquer. Ce haut fait remontait déjà à deux ans. Il avait réussi jusque là à repousser l’offre de l’Impératrice mais là il était aculé au pied du mur par son désir de la servir.

Il avait déjà recruté deux hommes; Flynn, un soldat impétueux et Blackburn, un coléreux dont personne d’autre n’aurait voulu. Darius s’en moquait; tant qu’on accepterait d’obéir à ses ordres, il prendrait n’importe qui doté d’un peu de talent et de courage. Il en voulait 19 au total. Parce que selon lui, un nombre restreint augmentait l’efficacité. Il n’était pas un fervent amateur des mêlées chaotiques. Il préférait un combat mené avec stratégie. Il voulait les meilleurs. Et l’Impératrice mettait toutes les chances de son côté pour l’aider à trouver ce qu’il cherchait. Elle l’envoyait, avec une délégation d’honneur, visiter plusieurs camps de soldats pour jauger les hommes au service de l’Empire, et sélectionner les meilleurs. C’était aussi le premier camp qu’il visitait. Et il était conscient que son âge poserait un problème. Seulement il ne savait pas encore à quelles réactions précises il aurait à se frotter.

Il n’était jamais allé aussi loin aux frontières de l’Empire. Le voyage avait été fascinant, même pour un garçon de campagne habitué aux paysages silencieux et verdoyants. Peu de choses pouvaient dépayser le jeune soldat. Il était aussi à l’aise sur les routes modernes que les pieds dans le foin. Il conduisait avec la même aisance le cheval et le char d’assaut. Là, il était assis à l’arrière d’un véhicule tout-terrain et laissait le vent lui fouetter le visage au rythme de leur avancée. D’autres véhicules suivaient. Des hommes de l’Empire délégués pour l’accompagner, pour montrer que la démarche était sérieuse. Nerveux, il le dissimulait en serrant les mâchoires à mesure qu’il voyait la lisière des arbres se profiler à l’horizon. Peu à peu, le campement apparut. On lui avait dit que les barbares ne tenaient pas réellement de siège dans la forêt. Mais qu’ils s’y trouvaient, et que leurs attaques étaient imprévisibles, de même que leurs armes étaient inconnues. Darius aurait à les connaître. C’était eux qu’il combattrait. Bientôt, cette armée postée devant la forêt serait renvoyée au bercail, et ça serait lui, avec ses hommes, qui percerait la voie vers le territoire ouest de Saratium.

Les camions s’arrêtèrent. Il prit une grande bouffée d’air frais – encore plus frais que dans sa campagne à lui – et mis le pied à terre. Son arrivée avait été préparée en grandes pompes, apparemment. « Et tout à parier que ces gars ne savent pas du tout qui je suis et ce que je viens faire là … » Ridicule. Ridicule, ne pouvait-il s’empêcher de penser alors qu’il traversait le campement jusqu’à la tente du commandant en charge. Là, il donna la liste de noms qui avaient retenu son attention pour différentes raisons; stats, qualités, hauts faits, activités, etc…

    « Je veux les rencontrer un par un. »


Aucun colonel de sa connaissance ne procédait ainsi, mais il ne pouvait pas se fier qu’aux informations théoriques qu’on lui avait données.

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Dante Crawford
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MessageSujet: Re: A lonely borderline camp.   Mar 15 Fév - 8:52

Droit, au garde-à-vous, cette posture que ses instructeurs lui avaient
enseignés bien avant son accident et l'amnésie, et qui lui restait
naturelle depuis. Le menton relevé, son regard artificiel bleu
regardait droit devant lui, vers un horizon qu'aucun obstacle ne
pouvait dissimuler. La colonne de blindés pénétra dans le campement
fortifié et longea les deux files parallèles de soldats présents pour
l'accueil des huiles de la capitales. Les véhicules passèrent donc
fatalement dans le champs de vision de Dante sans lui faire tourner la
tête. Les autres soldats autour firent preuve de moins de discipline et
de plus de curiosité. Ainsi quand la caravane s'arrêta, Dante fut le
seul du régiment à ne pas tourner la tête pour voir descendre le grand
blond suivit de deux soldats.

C'est comme cela que
commencèrent les bavardages dans les rangs. Les hommes peut-être
jaloux, ou était-ce simplement l'humour militaire, et l'habitude de
dénigrer les autres. Mais les phrases se mirent à fuser aux oreilles
mécaniques de Crawford sous son masque, et probablement que si celles
de ce lieutenant colonel étaient encore d'origines elles devaient
bigrement siffler.

"-Mais il a encore du lait qui lui sort du nez..."
"-Pas question de me faire sélectionner par un moutard!"
"Encore un planqué de la capitale..."

Dante,
lui, ne dit rien, ce n'était pas dans ses habilitations que de juger un
supérieur, que ce soit sur son physique ou quoi que ce soit. Il ne
rompit même pas son garde-à-vous pour corriger son voisin d'un coup de
coude dans les côtes.
Après un entretient rapide avec le visiteur,
le commandant vint expliquer à ses troupes la raison de la présence du
lieutenant général, venu sur ordre l'impératrice recruter les meilleurs
d'entre eux.
Dante assimila les informations données par le
commandant et compris instinctivement que sa place était aux côtés de
cet homme. Pour servir l'empire et sa majesté, il devrait rejoindre son
commando.

Le commandant annonça que les soldats seraient appelés dans sa tente pour s'entretenir avec le lieutenant et ordonna le repos.
Sans
plus attendre Crawford se dirigea vers la tente de commandement et
trouva un caisse de munition où s'asseoir en attendant que son tour
vienne.
Les soldats passèrent les uns après les autres dans la tente pour un entretient rapide, et Dante accordait une oreille à demi-attentive à leurs réactions. Mitigées dans l'ensemble l'impression que semblait donner le jeune gradé n'était pas la même d'un soldat à l'autre

Puis le haut-parleur prononça son matricule, et il se leva. Il entra dans la tente au pas militaire et se planta devant le bureau au garde-à-vous. Un rapide coup d'oeil le renseigna sur les trois personnage devant lui. Le chef se tenait assis au bureau, une pile de dossiers devant lui, à sa droite un grand brun semblait amusé par l'attitude rigide et conforme aux codes de l'armée de Dante.
À sa gauche, probablement le seul soldat de l'armée Ophidiane à porter des dreadlocks le regardait avec un air féroce.
Dante se présenta d'un ton monocorde et attendit en silence les question de Darius.
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Domenic T. Darius
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MessageSujet: Re: A lonely borderline camp.   Dim 20 Fév - 16:39

Ses hommes le rejoignirent à l’intérieur de la tente. Darius refusait de ne se fier qu’à son seul instinct pour recruter les nouveaux. Le fait est qu’un groupe a besoin d’une certaine cohésion, surtout si ce groupe a devant lui une longue cohabitation à envisager. C’était important pour lui, et pour les deux hommes qui l’accompagnaient, que le déclic se fasse, que le ciment prenne sans effort. Il en vit passer quelques-uns. Aucun ne retenait son attention. Ils étaient tous … Flynn avait trouvé le mot pour le dire; ennuyeux et drabes. À chaque fois qu’un soldat ressortait de la tente, dans le court intervalle où ils se retrouvaient seulement eux trois en attendant l’arrivée d’un autre candidat, les plaisanteries fusaient. Chaque fois que quelqu’un considérait qu’un candidat était « potable » quelqu’un passait un commentaire qui l’évinçait automatiquement. Et puis Darius n’était pas idiot. Il avait entendu plusieurs commentaires un peu plus tôt, et les voix de certains soldats lui étaient restées en tête. Il les avait reconnus à celle-ci dès qu’ils avaient atterris devant lui. Rejetés.

    « Z’êtes difficile, lieutenant. »


Depuis les trois derniers qui s’étaient présentés, c’était la phrase qui ponctuait les allées et venues. Darius la releva en soupirant et en marmonnant quelque chose à propos de recrues qui se transformeraient en boulets dès que les balles siffleraient. Puis il se pencha en avant et prononça un autre matricule dans le micro qui trônait sur le bureau. Il ne fallu pas beaucoup de temps pour qu’un militaire à la carrure imposante se présente devant lui. Dante Crawford. Darius le regarda un instant avec un air très sérieux, évaluateur. Il devinait que ses deux acolytes en faisaient de même. Il avisa le casque que portait l’homme. Sorti de sa campagne, Darius n’avait pas vu énormément d’humains modifiés artificiellement. Les gens de chez lui n’avaient pas les moyens de se payer des équipements aussi coûteux. Il se demanda, car le casque semblait avoir été fait pour ce soldat, s’il s’agissait d’un simple casque ou d’un ajout mécanique à sa personne. Puis il cessa de se poser la question. Il avait mieux à faire.

    « Repos. »


Il n’avait pas besoin d’un soldat rigide comme une planche d’acier. Les compétences, il pouvait les voir dans les dossiers qu’il tenait. Ce qu’il voulait juger, c’était le mental.

    « Bon, je vais y aller direct. Parce qu’avec les autres, ça a traîné pour rien. Dehors ils t’ont expliqué que c’était pour l’Impératrice que je forme un commando. Mais ils ont pas précisé ce qu’on allait faire. L’équipe que je monte prendra cet emplacement. Vingt hommes, parmi les meilleurs, qui pousseront l’exploration au plus loin, provoqueront l’avancée de nos connaissances sur ces maudites sorcières. J’ai besoin de soldats compétents, confiants, et qui n’ont pas peur de s’embarquer dans l’inconnu. Ma première question est la plus importante. Si la réponse est non, tu n’as qu’à faire demi tour et sortir; est-ce que c’est quelque chose qui t’intéresse ? »


Dans l’armée et à l’école militaire, Darius ne s’était pas fait demandé souvent son avis par des supérieurs. On envoyait les soldats là où on voulait sans se soucier le moins du monde de leurs désirs et de leurs convictions. Cette question avait déstabilisé plusieurs des soldats interrogés jusqu’à maintenant.

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Dante Crawford
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MessageSujet: Re: A lonely borderline camp.   Lun 28 Fév - 13:10

Le géant au regard électrique resta silencieux longtemps. Même s'il avait quitté la position de garde-à-vous aux ordres du lieutenant général, sa posture n'avait pas abandonné une certaine rigidité. Derrière son masque, Dante voyait bien naître un regard interrogatif dans les yeux des deux suivants du gradé. Peut-être pensaient-ils qu'il prenait son temps pour réflechir à l'offre de leur chef. Ce dernier, gardait un visage aussi fermé que celui du tireur d'élite. Il avait évidemment vu les statistiques de Dante, et pourtant il était prêt à lui indiquer la porte de sortie sans lui poser plus de question que cela. Dans l'ambiance de la pièce, sa détermination était palpable. Quant à Dante, il était à ces gigantesques armures mécaniques que les fantassins revêtent pour se lancer dans la mêlée et qui remplissent les hangars de la capitale. On aurait dit que la question de Domenic l'avait éteint.
Pourtant un supérieur lui avait posé une question, il ne pouvait prolonger son silence plus longtemps la patience de cet homme serait vite entamée.
Aussi finit-il par se résoudre à donner une réponse.

"Je... Ne comprends pas mon lieutenant colonel..."

Bien sûr, il savait ce qu'il était attendu lui comme réponse pourtant, il ne pouvait se résoudre à la donner. La question n'avait aucun sens à ses yeux artificiels. Pourquoi lui demander son avis, cela n'était pas son rôle d'être intéressé par l'une ou l'autre mission, jusqu'à lors il ne lui avait été demandé simplement de remplir les missions que lui confiait l'empire et il y était toujours parvenu.
Et si effectivement, Dante sentait que sa place était aux côté du commando que Domenic cherchait à créer, il ne pouvait se permettre d'émettre un avis quand bien même la question lui serait posée. Après s'être tut un instant, il repris avant que le chef
n'ait put rendre son verdict.

"Je ne vise qu'à servir l'empire et sa majesté... J'irai me battre où l'on me dira d'aller..."
À nouveau, il marqua un temps de pause ne sachant pas s'il était pertinent d'aller plus loin, la question du lieutenant colonel avait eu sa réponse... Mais il sentait qu'une clarification sur ses réelles motivations s'imposait.

"Cependant si vous me demandiez si je pense avoir ma place dans votre groupe, la réponse est "affirmatif", les sorcières nous repoussent depuis des mois. Il est stratégiquement indispensable d'améliorer les recherches sur leurs pouvoirs et vous aurez besoin d'un sniper d'exception si les choses tournent mal."

Rien de prétentieux dans son discours, Dante s'était simplement aperçu que ses rapports étaient bien meilleurs que ceux de ses compagnons d'armes. il n'en tirait pas de gloire c'était un fait dont il était au courant.
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Domenic T. Darius
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MessageSujet: Re: A lonely borderline camp.   Ven 4 Mar - 9:22

Un long silence suivit la question du lieutenant colonel. Darius émit un soupir discret et jeta un coup d’œil très rapide à la fiche qu’il avait sous les yeux. Oui. Cet homme avait des statistiques impressionnantes, mais cela ne suffisait pas. Il ne voulait pas de simples chiens à la botte de l’Empire; il voulait des hommes. Avec toutes leurs qualités, tous leurs défauts. Il voulait constituer une équipe parfaitement équilibré. L’homme devant lui affirma qu’il ne comprenait pas. Ça ne serait pas la première fois aujourd’hui qu’on lui servait cette réponse, et ça n’était fort probablement pas la dernière.

    « Je ne vise qu'à servir l'empire et sa majesté... J'irai me battre où l'on me dira d'aller... »


Il y eut une courte pause pendant laquelle Darius faillit perdre patience. Servir l’Empire. Oui. C’était ce que son commando allait faire. Mais ce qu’il cherchait, ça n’était pas une simple volonté de servir. C’était une volonté de faire avancer les choses, de les faire changer. Et surtout une capacité à faire appel à son libre arbitre. Et ça, ça n’était pas donné à tous les soldats. Il s’apprêtait à remercier le soldat quand celui-ci ouvrit la bouche à nouveau.

    « Cependant si vous me demandiez si je pense avoir ma place dans votre groupe, la réponse est "affirmatif", les sorcières nous repoussent depuis des mois. Il est stratégiquement indispensable d'améliorer les recherches sur leurs pouvoirs et vous aurez besoin d'un sniper d'exception si les choses tournent mal. »


Là, il commençait à parler. Darius se renfonça dans son siège, adopta une position plus confortable. Il fit signe au soldat de s’asseoir sur la chaise qui était face à lui. Pas besoin de le faire rester debout, comme les autres. Il se pouvait que celui-là s’entretiennent un peu plus longtemps que les autres. Il attendit que le soldat se fut assis, puis il hocha la tête.

    « Aucune de ces femmes n’a été prise vivante jusqu’à maintenant. Nous ne savons rien de ce peuple. En tant que garde-frontière, votre unité à pour devoir d’éliminer systématiquement la menace qui se présente. Ce que l’Impératrice veut, c’est d’ouvrir une étude sérieuse sur ces gens. Ce qui se présentera devant notre commando ne devra pas être tué, mais neutralisé et ramené au Trône de Cristal. »


Cette optique laissait Darius un peu froid. Neutraliser les sorcières, il le voulait bien. Les ramener près de l’Impératrice, ça l’inquiétait. Mais elle avait affirmé et assuré à plusieurs reprises qu’elle croyait avoir en main quelque chose – Darius ignorait quoi exactement et doutait de son existence – qui pourrait bien mettre ces femmes hors d’état de nuire.

    « Ces gens ont causé des pertes considérables dans vos troupes. J’en suis conscient. La plupart des gens que je rencontre ici n’ont qu’une envie en entendant parler d’elle; cracher par terre et crier vengeance. Vous avez été formé pour les tuer. Si vous venez avec nous, nous devrons défaire cet automatisme. Les ordres de l’Impératrice sont très clairs à ce propos; pas de mors, que des prisonniers. »


Les quelques hommes qu’il avait eu envie d’enrôler aujourd’hui s’étaient disqualifiés à ce moment de l’entretien. L’idée de ne pas tuer ces femmes était inconcevable pour beaucoup.

    « Pensez-vous en être capable ? »


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